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Fractures de fatigue, syndrome fémoro-patellaire, lombalgie et épaule du sportif

Fractures de fatigue (stress fractures)

Elles résultent de microlésions osseuses répétées sans récupération suffisante : tibia, métatarses, col fémoral, sacrum. Elles touchent coureurs, militaires, danseurs. Facteurs : augmentation rapide du volume, déficit énergétique relatif (RED-S : déficit d'énergie relatif dans le sport, concept du CIO dont les consensus n'ont pas été relus ici), troubles menstruels, faible densité osseuse, carences. Signe typique : douleur localisée osseuse, croissante à l'effort, présente la nuit à un stade avancé, sensible à la palpation ou au saut. La radiographie peut être normale au début ; IRM utile. Orientation médicale obligatoire : certains sites (col fémoral, naviculaire) exposent à des complications.

Syndrome fémoro-patellaire

Douleur antérieure de genou, aggravée par escaliers, squats, position assise prolongée. Cause multifactorielle : surcharge de l'articulation fémoro-patellaire, contrôle neuromusculaire du valgus dynamique, force du quadriceps et du moyen fessier. Un consensus international (Crossley et coll., 2016, 4e retraite de recherche sur la douleur fémoro-patellaire, Manchester) a été consacré aux interventions physiques recommandées (exercice, taping, orthèses de genou, orthèses plantaires, associations) ; le détail de ses recommandations n'a pas été relu ici. Les approches usuelles privilégient l'éducation, la gestion de charge, le renforcement de hanche et de genou, parfois semelles ou taping à titre adjuvant.

Lombalgie

La lombalgie aiguë non spécifique (« commune ») évolue le plus souvent favorablement en quelques semaines, de l'ordre de 4 à 6 semaines selon les synthèses de la HAS (2019). D'après les résumés de la fiche « Lombalgie commune : éviter le passage à la chronicité » (la page de la HAS n'a pas pu être relue directement), la HAS présente l'activité physique adaptée comme le traitement principal, encourage à poursuivre les activités quotidiennes autant que possible, limite les antalgiques à la durée la plus courte, recommande de revoir le patient 2 à 4 semaines après la poussée aiguë et, en cas de risque de chronicité, de la kinésithérapie avec exercices actifs poursuivis à domicile (la kinésithérapie passive isolée n'est pas recommandée). Le repos au lit prolongé n'est donc pas conseillé. Drapeaux rouges : traumatisme important, fièvre, perte de poids inexpliquée, antécédent de cancer, déficit moteur, troubles urinaires ou anesthésie en selle : urgence. Les facteurs psychosociaux (« drapeaux jaunes ») influencent la chronicisation. À vérifier sur le texte de la HAS avant de s'y référer précisément.

Épaule du sportif

Sports de lancer, natation, volley, tennis. Pathologies : tendinopathies de la coiffe, conflit sous-acromial, instabilité gléno-humérale, lésions du labrum. Principes : équilibre entre rotateurs internes et externes, contrôle scapulaire (trapèzes inférieur et dentelé antérieur), mobilité thoracique, gestion du volume de lancers. Luxation : immobiliser et orienter, ne jamais tenter de réduire.

Erreur fréquente : traiter par le repos seul une douleur osseuse d'un coureur en pensant à une « périostite ».

🎯 À retenir

  • Fracture de fatigue : douleur osseuse localisée croissante ; radio possible normale ; avis médical.
  • RED-S : déficit énergétique relatif, facteur de risque osseux majeur.
  • SFP : multifactoriel, renforcement hanche et genou, gestion de charge.
  • Lombalgie : rester actif, réévaluer à 2-4 semaines (HAS 2019, à vérifier sur le texte) ; surveiller les drapeaux rouges neurologiques.
  • Épaule : équilibre rotateurs, contrôle scapulaire, gestion du volume de lancers.

⚠️ Erreurs fréquentes

  • Qualifier d'emblée de tendinite ou périostite une douleur osseuse persistante à l'effort.

Pour s'entraîner

✅ QCM : Traumatologie du sport, prévention et APA 🃏 Fiches

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