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Commotion cérébrale : reconnaître, retirer, reprendre
La commotion cérébrale est une lésion cérébrale traumatique légère, déclenchée par un choc direct ou indirect (mouvement brusque) transmis à la tête. Elle provoque des symptômes fonctionnels, le plus souvent sans anomalie visible à l'imagerie standard. La perte de connaissance n'est pas nécessaire : elle survient dans une minorité de cas.
Signes et symptômes
- Maux de tête, vertiges, nausées, troubles de l'équilibre, sensibilité à la lumière.
- Confusion, amnésie, regard vide, réponses lentes.
- Irritabilité, tristesse, somnolence, troubles du sommeil, difficultés de concentration.
Conduite sur le terrain
Principe international : « en cas de doute, on sort ». Tout joueur suspect est retiré du jeu immédiatement et ne reprend pas le même jour. Si perte de connaissance prolongée, aggravation des symptômes, vomissements répétés, convulsions, douleur cervicale importante, déficit neurologique : appeler le 15 ou le 112, suspecter une atteinte du rachis cervical, ne pas mobiliser sans nécessité.
Outils d'aide : le consensus d'Amsterdam 2022 (6e conférence internationale, publié dans le British Journal of Sports Medicine en 2023) a révisé le Concussion Recognition Tool (CRT6) et le SCAT6, et introduit le SCOAT6 pour l'évaluation au cabinet. Ces outils servent aux professionnels et ne remplacent pas l'examen médical.
Récupération et reprise graduelle
Le texte intégral du consensus n'a pas pu être consulté (accès restreint) : ce qui suit s'appuie sur sa notice bibliographique et sur un communiqué de présentation, et doit être vérifié dans le consensus et dans le protocole de la fédération concernée. D'après ces sources, le repos strict n'est plus recommandé : une activité légère (tâches quotidiennes, marche, vélo stationnaire) soutient la récupération, avec un temps d'écran limité les deux premiers jours, puis un retour progressif sous le seuil d'aggravation des symptômes. Des vertiges, une douleur cervicale ou des maux de tête persistant plus de 10 jours justifient une évaluation spécialisée (rééducation cervico-vestibulaire). Le retour au sport suit une progression par étapes (activité de la vie quotidienne, aérobie léger, exercices spécifiques sans contact, entraînement sans contact intense, entraînement avec contact après autorisation médicale, retour au jeu) ; la durée minimale de chaque étape (24 h dans les protocoles antérieurs) est à vérifier dans la version en vigueur. La reprise complète du sport survient en général dans le mois suivant la blessure, avec de fortes variations individuelles. Le retour à l'école ou au travail est géré en parallèle et doit être bien engagé avant le retour au sport complet (à confirmer par le médecin). Chez l'enfant et l'adolescent, la prudence est accrue.
Risques : syndrome du second impact (rare et débattu), symptômes prolongés, effets cumulés de chocs répétés. Erreur fréquente : laisser le joueur « essayer de continuer » parce qu'il dit aller bien ou parce que le match est décisif.
🎯 À retenir
- Pas besoin de perte de connaissance pour parler de commotion.
- Suspicion = retrait immédiat du jeu, pas de reprise le même jour.
- Signes graves : appeler le 15/112, protéger le rachis cervical.
- Reprise graduée par étapes (durée minimale par étape à vérifier dans le protocole en vigueur), validée par un médecin.
- Amsterdam 2022 : plus de repos strict ; activité légère dès que tolérée (texte intégral non relu : à vérifier).
- Outils CRT6, SCAT6, SCOAT6 : aide pour professionnels, non diagnostic.
⚠️ Erreurs fréquentes
- Laisser reprendre le match parce que le joueur semble « normal » après quelques minutes.
Pour s'entraîner
✅ QCM : Traumatologie du sport, prévention et APA 🃏 Fiches
Calculateurs liés
- Indice de symétrie des membres (LSI)
- Ratio ischio-jambiers / quadriceps (H:Q)
- Ratio agoniste / antagoniste
- Progression de charge de rééducation (+10 %/semaine)
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