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Périodisation nutritionnelle et objectifs de composition corporelle
La périodisation nutritionnelle consiste à adapter l'alimentation à la phase d'entraînement, aux objectifs et au calendrier, comme on périodise la charge. Elle repose sur le principe « fuel for the work required » (Impey et al., 2018) : l'apport en glucides varie avec les exigences de la séance, et non à une valeur constante.
Selon la phase
- Préparation générale : volume élevé, besoins énergétiques et glucidiques en hausse ; occasion de développer la tolérance digestive et de corriger les habitudes.
- Période spécifique : séances de qualité à haute intensité alimentées par des glucides abondants (disponibilité élevée).
- Affûtage et compétition : charge glucidique, optimisation de l'hydratation, stratégie testée.
- Transition : retour à l'équilibre, diminution de l'apport en fonction de la dépense, récupération psychologique.
Entraînement avec faible disponibilité glucidique
Les stratégies « train low » (séances réalisées avec des réserves de glycogène basses, à jeun ou en deux séances par jour) augmentent certains marqueurs d'adaptation oxydative, mais les preuves d'un gain de performance restent limitées ; elles exposent à des risques (qualité de séance diminuée, baisse immunitaire, fatigue accrue, déficit énergétique). Elles sont réservées à des séances ciblées, sous encadrement, et ne doivent jamais être systématiques.
Perte de masse grasse ou prise de masse
- Perte de masse grasse : déficit modéré (environ 300 à 500 kcal/j), perte de l'ordre de 0,5 à 1 % de la masse corporelle par semaine (Helms et al., 2014), maintien des protéines élevées (Helms et al., 2014 : 2,3 à 3,1 g/kg de masse maigre par jour pour des sportifs de force minces en déficit ; valeur propre à ce public, non généralisable), maintien de l'entraînement de force, durée limitée dans le temps.
- Prise de masse : surplus modeste (environ 250 à 500 kcal/j), protéines à 1,6 à 2,2 g/kg, force progressive ; une prise lente de l'ordre de 0,25 à 0,5 % de la masse par semaine est souvent proposée pour limiter le gain de graisse (repères de revues spécialisées, à vérifier).
- Sports à catégories de poids : éviter les déshydratations extrêmes et les coupes de poids rapides, mauvaises pour la santé et la performance.
Le suivi (poids, performance, humeur, sommeil, appétit, cycle menstruel) décide de l'ajustement. La nutrition n'est pas un régime : elle vise la disponibilité énergétique suffisante et la santé à long terme.
🎯 À retenir
- « Fuel for the work required » : les apports en glucides varient avec la charge de chaque séance.
- Le train low peut améliorer certaines adaptations mais ne garantit pas un gain de performance.
- Perte de masse grasse : déficit modéré, 0,5 à 1 % de la masse/semaine, protéines élevées, force maintenue.
- Prise de masse : surplus modeste (250 à 500 kcal/j) pour limiter la prise de graisse.
- Éviter les pertes de poids rapides et les déshydratations extrêmes (sports à catégories).
- Le suivi multi-indicateurs guide l'ajustement de la stratégie.
⚠️ Erreurs fréquentes
- Appliquer un déficit énergétique sévère en pleine période de charge d'entraînement.
- Penser qu'un régime unique convient à toutes les phases de la saison.
Pour s'entraîner
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Calculateurs liés
- Métabolisme de base (Harris-Benedict révisé, Mifflin-St Jeor, Cunningham)
- Dépense énergétique totale (DEE)
- Macronutriments cibles
- Indice de masse corporelle (IMC)
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