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Composition corporelle : IMC, plis cutanés, impédancemétrie
La composition corporelle décrit la répartition de la masse en compartiments : masse grasse (MG), masse maigre ou masse non grasse (MM, parfois « masse libre de graisse »). Les modèles à 2 compartiments (MG et MM) sont les plus utilisés ; les modèles à 4 compartiments (eau, minéraux, protéines, graisse) sont des références de recherche.
IMC et rapports de tour
L'indice de masse corporelle IMC = masse (kg) / taille² (m²). Les seuils OMS : insuffisance pondérale < 18,5 ; normal 18,5 à 24,9 ; surpoids 25 à 29,9 ; obésité ≥ 30. L'IMC ne distingue pas masse grasse et masse maigre : un rugbyman musclé peut dépasser 30 sans excès de graisse. Les rapports taille/hanche (RTH, risque abdominal si ≥ 0,90 chez l'homme et ≥ 0,85 chez la femme, seuils attribués à la consultation d'experts de l'OMS, 2008-2011 ; valeurs relayées par des sources secondaires, à vérifier dans le rapport) et taille/stature (repère courant de vigilance à 0,5) renseignent sur la graisse viscérale, mieux corrélée au risque cardio-métabolique.
Plis cutanés
Mesurés à la pince (type Harpenden ou Holtain) sur des sites normalisés (méthode ISAK), ils estiment la graisse sous-cutanée. Les équations de Durnin et Womersley (4 plis : biceps, triceps, sous-scapulaire, supra-iliaque) calculent la densité corporelle D = c − m × log10(somme des plis), selon l'âge et le sexe (coefficients établis à partir de mesures sur des adultes de 16 à 72 ans ; tableau recoupé via une source secondaire). Les équations de Jackson et Pollock (3 ou 7 plis) donnent aussi D, avec une correction pour l'âge. On convertit ensuite D en pourcentage de graisse grâce à la formule de Siri : %MG = 495 / D − 450. L'erreur est de l'ordre de 3 à 5 points de % ; la reproductibilité dépend de l'opérateur (mesurer deux à trois fois, toujours du côté droit).
Impédancemétrie (BIA)
Un faible courant traverse le corps ; la résistance dépend de l'eau (les tissus maigres conduisent mieux). L'estimation est très sensible à l'état d'hydratation, aux repas, à l'exercice récent et à la température. Mesurer à jeun, hydraté, sans effort préalable, avec des conditions identiques d'un suivi à l'autre.
Autres méthodes : DEXA (référence pratique, mesure aussi la densité osseuse), pesée hydrostatique, pléthysmographie (Bod Pod). Chez le sportif, le suivi longitudinal d'une même méthode est plus informatif qu'une valeur isolée.
🎯 À retenir
- IMC = kg / m² ; seuils OMS 18,5 / 25 / 30, mais l'IMC ne distingue pas gras et maigre.
- RTH : risque si supérieur à 0,90 (homme) ou 0,85 (femme), seuils OMS à vérifier ; rapport taille/stature : vigilance au-dessus de 0,5.
- Les plis cutanés donnent une densité (Durnin-Womersley, Jackson-Pollock) puis %MG par Siri.
- Erreur typique des plis : 3 à 5 points de % ; standardiser l'opérateur et les sites.
- La BIA est très sensible à l'hydratation : conditions de mesure strictes.
- Suivre la tendance avec la même méthode plutôt que comparer des valeurs absolues.
- m : masse (kg)
- h : taille (m)
- D : densité corporelle (g/cm³)
- Σ4 plis : somme biceps + triceps + sous-scapulaire + supra-iliaque (mm)
- c, m : coefficients selon âge et sexe
⚠️ Erreurs fréquentes
- Considérer qu'un IMC élevé signifie forcément excès de graisse chez un sportif musclé.
- Comparer des mesures BIA prises dans des états d'hydratation différents.
Pour s'entraîner
✅ QCM : Nutrition du sportif et santé 🃏 Fiches
Calculateurs liés
- Métabolisme de base (Harris-Benedict révisé, Mifflin-St Jeor, Cunningham)
- Dépense énergétique totale (DEE)
- Macronutriments cibles
- Indice de masse corporelle (IMC)
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