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Cœur d'athlète, mort subite et visite d'aptitude
Ce chapitre est pédagogique : il aide à comprendre l'organisation de la prévention cardiovasculaire en sport. Il ne remplace ni un examen médical ni l'avis d'un cardiologue ; l'éducateur ne diagnostique pas.
Le cœur d'athlète
L'entraînement intensif entraîne des adaptations normales (physiologiques) : fréquence cardiaque de repos basse (bradycardie sinusale), cavités et parois légèrement augmentées, volume d'éjection systolique élevé. Elles se distinguent des cardiopathies (par exemple la cardiomyopathie hypertrophique) par des critères d'imagerie et d'électrocardiogramme, d'où l'importance d'une lecture spécialisée de l'ECG de l'athlète (critères internationaux publiés, dits « critères de Seattle » puis « critères internationaux 2017 »).
La mort subite du sportif
Elle est rare mais marquante. Les causes dépendent de l'âge : chez le sportif jeune, on retrouve surtout des cardiopathies congénitales ou génétiques (cardiomyopathies, anomalies des artères coronaires, troubles du rythme héréditaires) ; chez le sportif plus âgé, la maladie coronaire (athérosclérose) domine. Des facteurs déclenchants existent : effort intense inhabituel, chaleur, déshydratation, infection récente.
Signaux d'alerte à ne jamais ignorer
- Douleur thoracique à l'effort, essoufflement disproportionné, palpitations.
- Malaise ou perte de connaissance à l'effort.
- Antécédents familiaux de mort subite précoce ou de cardiopathie.
Ils justifient un avis médical avant toute reprise.
Visite d'aptitude et certificat
En France, la pratique sportive peut être soumise à un certificat médical d'absence de contre-indication selon les disciplines et les règles fédérales ; pour certains publics, un questionnaire de santé remplace la visite. Les règles ont évolué (lois et décrets de 2016 à 2023) : se référer au Code du sport et au règlement de la fédération concernée. Le médecin peut proposer un ECG de repos ou d'autres examens selon l'âge, le sport et les antécédents ; les recommandations varient selon les sociétés savantes.
Que faire en cas de malaise
Reconnaître rapidement l'arrêt cardiaque, appeler les secours (15 ou 112), commencer la réanimation et utiliser un défibrillateur automatisé externe : voir les chapitres de secourisme. Chaque minute sans défibrillation diminue fortement les chances de survie.
🎯 À retenir
- Bradycardie et légère hypertrophie sont des adaptations normales du cœur d'athlète.
- La lecture de l'ECG de l'athlète suit des critères internationaux spécialisés.
- Chez le jeune, causes génétiques ou congénitales ; chez le plus âgé, maladie coronaire.
- Douleur thoracique, malaise à l'effort et antécédents familiaux sont des signaux d'alerte.
- Le cadre du certificat médical évolue : se référer au Code du sport et à la fédération.
- Reconnaître l'arrêt cardiaque, alerter, masser et défibriller sans attendre.
⚠️ Erreurs fréquentes
- Prendre une bradycardie d'entraînement pour une maladie, ou l'inverse : seule une évaluation médicale tranche.
- Minimiser un malaise à l'effort chez un jeune sportif : il exige un avis médical.
Pour s'entraîner
✅ QCM : Traumatologie du sport, prévention et APA 🃏 Fiches
Calculateurs liés
- Indice de symétrie des membres (LSI)
- Ratio ischio-jambiers / quadriceps (H:Q)
- Ratio agoniste / antagoniste
- Progression de charge de rééducation (+10 %/semaine)
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