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Cours › Psychologie du développement, sociale et cognitive appliquée aux APS › Personnalité, identité, image du corps et estime de soi

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Personnalité, identité, image du corps et estime de soi

Personnalité et sport

La personnalité désigne un ensemble relativement stable de dispositions de pensée, d'émotion et de comportement. Le modèle dominant est celui des Big Five (Costa et McCrae, 1992) : ouverture, conscienciosité, extraversion, agréabilité et neuroticisme (stabilité émotionnelle). Les sportifs de haut niveau présentent en moyenne plus de conscienciosité et d'extraversion et moins de neuroticisme que la population générale, mais avec de grands chevauchements. Morgan (1980) a proposé le «profil en iceberg» (faible tension, dépression, fatigue, colère et confusion, forte vigueur), longtemps utilisé pour détecter le talent ; ce profil est critiqué et ne prédit pas la réussite individuelle. Mischel (1968) rappelle que la situation influence fortement le comportement : on parle d'interaction personne-situation. Le tempérament ne doit jamais servir à exclure un athlète.

Soi, estime de soi et concept de soi

Le concept de soi est l'ensemble des représentations qu'une personne a d'elle-même ; l'estime de soi en est la dimension évaluative. Shavelson et al. (1976) proposent un modèle hiérarchique : un soi général au sommet, des soi scolaire, social, émotionnel et physique en dessous. Fox et Corbin (1989) ont décliné le Physical Self-Perception Profile (compétence sportive, condition physique, apparence, force). La Rosenberg Self-Esteem Scale (1965) comporte 10 items cotés sur une échelle de 4 points, avec des items inversés ; plusieurs conventions de cotation existent (0-3 ou 1-4), il faut donc vérifier la version utilisée. Aucun seuil universel de «faible estime» n'est consensuel.

Image du corps

L'image du corps regroupe perceptions, pensées, émotions et comportements relatifs à l'apparence. Le schéma corporel (Head et Holmes, 1911) est une représentation sensori-motrice, souvent distinguée de l'image du corps. La théorie de l'objectivation (Fredrickson et Roberts, 1997) explique pourquoi les femmes, davantage soumises au regard, peuvent adopter une auto-surveillance de l'apparence : cela perturbe la concentration et l'engagement. Les sports à catégories de poids, esthétiques ou d'endurance sont à risque pour les troubles du comportement alimentaire.

Identité athlétique

L'identité athlétique est le degré auquel une personne se définit par son rôle d'athlète (Brewer et al., 1993, AIMS). Une identité exclusive facilite l'engagement, mais augmente la vulnérabilité en cas de blessure, d'échec ou de fin de carrière. L'accompagnement du projet de vie (formation, relations, loisirs) est préventif.

🎯 À retenir

  • Big Five : ouverture, conscienciosité, extraversion, agréabilité, neuroticisme.
  • Le profil en iceberg de Morgan est critiqué et ne permet pas de sélectionner des athlètes.
  • Modèle hiérarchique du soi de Shavelson : soi global et domaines (dont le soi physique).
  • Rosenberg (1965) : 10 items, échelle à 4 points, items inversés ; la cotation varie selon la version.
  • Image du corps (perceptions, émotions, comportements) distincte du schéma corporel.
  • Une identité exclusivement athlétique fragilise lors d'une blessure ou d'une fin de carrière.

⚠️ Erreurs fréquentes

  • Étiqueter un enfant à partir d'un score de personnalité : la personnalité est un faisceau de tendances, pas un destin.
  • Confondre estime de soi (valeur perçue) et confiance en soi spécifique à une tâche (efficacité personnelle).

Pour s'entraîner

✅ QCM : Psychologie du développement, sociale et cognitive appliquée aux APS 🃏 Fiches

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