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Mobilité et qualité du mouvement : goniométrie, FMS, Y-balance
Évaluer la mobilité et la qualité du mouvement sert à repérer des restrictions, des asymétries et des compensations. Ces tests aident à orienter une prévention, mais ils ne prédisent pas à eux seuls une blessure.
Goniométrie
Le goniomètre mesure l'amplitude articulaire (degrés) avec repères osseux standardisés. La fidélité est bonne si l'évaluateur est entraîné et reste le même ; les erreurs viennent du placement du bras fixe, de la position du sujet et de la différence entre amplitude active et passive. Des applications mobiles (inclinomètre) donnent des valeurs comparables au goniomètre dans plusieurs articulations. Exemples fréquents : flexion dorsale de cheville en fente (test du genou au mur), rotation interne de hanche, extension d'épaule. L'amplitude est comparée au côté opposé et à des valeurs de référence.
Functional Movement Screen (FMS)
Sept mouvements (squat profond, enjambée de haie, fente en ligne, mobilité d'épaule, lever de jambe tendue, pompe de stabilité du tronc, stabilité en rotation) notés de 0 à 3, soit un score maximal de 21. Un seuil de 14 ou moins est souvent cité comme associé à un risque accru, mais les études sont contradictoires : des revues systématiques récentes concluent à un lien incertain, avec une forte hétérogénéité entre populations, sports et définitions de la blessure (par exemple une méta-analyse de 12 études, Trinidad-Fernández et al., 2019, qui conclut que l'association entre un score ≤ 14 et la blessure reste incertaine). On utilise donc le FMS comme outil d'observation, jamais comme verdict.
Y-balance test
Équilibre unipodal avec poussée d'un plot dans trois directions (antérieure, postéro-médiale, postéro-latérale). Le score composite se calcule ainsi : somme des trois portées divisée par trois fois la longueur du membre inférieur, multipliée par 100. Les repères souvent cités sont une asymétrie antérieure supérieure à 4 cm et un score composite inférieur à 94 % de la longueur du membre (valeurs issues de travaux sur des basketteuses de lycée, Plisky et al.) ; d'autres études retiennent des seuils voisins de 90 % selon le sexe et le sport. Des travaux ultérieurs trouvent une sensibilité et une spécificité faibles : ces seuils ne doivent pas servir seuls à dépister un risque de blessure.
Comment les utiliser
Croiser avec l'histoire des blessures, la force, la charge de travail et l'avis du professionnel de santé. Un test anormal déclenche une analyse, pas une interdiction. Exemple : un défaut de flexion dorsale de cheville explique un squat où les talons décollent ; on travaille la mobilité puis on retest.
🎯 À retenir
- La goniométrie exige repères standardisés et un même évaluateur pour être fidèle.
- Le FMS comprend 7 tests notés de 0 à 3, score maximal 21.
- Le seuil de 14 au FMS est débattu : résultats contradictoires selon les cohortes.
- Le score composite du Y-balance se normalise par la longueur du membre inférieur.
- Ces tests orientent la prévention mais ne remplacent pas un bilan médical.
- A, PM, PL : portées antérieure, postéro-médiale, postéro-latérale (cm)
- L : longueur du membre inférieur (cm)
⚠️ Erreurs fréquentes
- Considérer un score FMS faible comme un diagnostic de risque de blessure.
- Ne pas normaliser le Y-balance par la longueur du membre et comparer des athlètes de tailles différentes.
Pour s'entraîner
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Calculateurs liés
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