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Visualisation de données et tableaux de bord

Un graphique efficace transmet un message en quelques secondes. Un mauvais graphique le brouille ou l'orne d'effets inutiles.

Choisir la forme selon la question

  • Évolution dans le temps : courbe, avec la ligne de base et la zone du SWC ou du bruit.
  • Comparaison entre athlètes : barres horizontales classées, ou nuage de points avec une ligne de repère.
  • Profil multi-qualités : diagramme en barres de z-scores (le radar est séduisant mais l'aire déforme la lecture).
  • Distribution : histogramme ou boîte à moustaches, avec les points individuels.
  • Relation : nuage de points avec droite de régression et intervalle de confiance.

Règles de lisibilité

Axes nommés avec unités. Axe des ordonnées démarrant à zéro pour les barres. Couleurs peu nombreuses, sans dépendre uniquement du rouge et du vert (daltonisme) ; contraste suffisant. Ordre significatif (croissant ou chronologique). Titre qui énonce le message (« Le CMJ progresse de 3 cm en 8 semaines »). Pas d'effet 3D ni de camembert à plus de quatre parts.

Tableau de bord

Un tableau de bord rassemble un petit nombre d'indicateurs actualisés. Il répond à des questions de décision précises : qui est en état d'alerte aujourd'hui ? La charge de la semaine est-elle conforme au plan ? Principes : hiérarchiser (les alertes en premier), comparer à la propre ligne de base de l'athlète, afficher la tendance et pas seulement la dernière valeur, laisser voir la date de mise à jour et le nombre de données manquantes, éviter la surcharge. Les feux tricolores doivent reposer sur des seuils expliqués.

Honnêteté

Ne pas tronquer les axes pour dramatiser, ne pas masquer l'incertitude, signaler les données manquantes ou estimées. Exemple : pour un suivi hebdomadaire d'une équipe de basket, une grille d'athlètes avec le z-score de bien-être, la charge de la semaine et un fanion si la tendance s'écarte de plus d'un écart-type.

🎯 À retenir

  • La forme du graphique découle de la question : évolution, comparaison, distribution ou relation.
  • Axes, unités et titres-messages rendent le graphique autonome.
  • Les alertes et les tendances priment sur la multiplication des indicateurs dans un tableau de bord.
  • Comparer chaque athlète à sa propre ligne de base évite les mauvaises interprétations.
  • Afficher l'incertitude et les données manquantes participe à l'honnêteté de la visualisation.

⚠️ Erreurs fréquentes

  • Utiliser un radar pour comparer des athlètes : l'aire dépend de l'ordre des axes.
  • Afficher des feux tricolores sans seuils définis ni justifiés.

Pour s'entraîner

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