L3
Handicap moteur, sensoriel et intellectuel, handisport et sport adapté
La loi du 11 février 2005 définit le handicap comme toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société en raison d'une altération substantielle et durable de fonctions. En APA, on part des capacités et on adapte l'environnement, le matériel et les règles pour permettre la participation. Les recommandations de l'OMS (2020) s'appliquent aussi aux personnes en situation de handicap, avec adaptation à la capacité de chacun.
Handicap moteur
- Origine : lésion médullaire, infirmité motrice cérébrale, amputation, maladie neuromusculaire, séquelles de traumatisme.
- Points clés : positionnement (fauteuil de sport, prothèse), transferts, prévention des escarres, thermorégulation, spasticité, fatigabilité, douleurs d'épaule chez les utilisateurs de fauteuil (surmenage des épaules : équilibrer renforcement des muscles postérieurs).
- Pratiques : fauteuil-basket, tennis fauteuil, para-athlétisme, para-natation, handbike.
Handicap sensoriel
- Déficience visuelle : repères sonores et tactiles, guide, consignes verbales précises et descriptives, sécurité de l'espace. Pratiques : cécifoot, goalball, course avec guide.
- Déficience auditive : communication visuelle, signaux lumineux, langue des signes selon besoin, face à la personne ; attention à l'équilibre en cas d'atteinte vestibulaire.
Déficience intellectuelle et sport adapté
Consignes simples et démonstrations, routines stables, renforcements positifs, répétition, autonomie progressive. Besoin particulier de sécurité émotionnelle. Pour les personnes avec trisomie 21, un avis médical préalable est conseillé (cardiopathie fréquente, hypotonie, laxité ligamentaire, instabilité atlanto-axiale à dépister selon avis médical). La Fédération française du sport adapté (FFSA) accueille les personnes en situation de handicap mental ou psychique ; la Fédération française handisport (FFH) accueille les personnes en situation de handicap physique ou sensoriel.
Classification sportive
Au niveau compétitif, les classifications regroupent les athlètes selon l'impact de la déficience sur la performance pour garantir l'équité. Ce n'est pas un classement médical et cela n'intervient pas dans un programme de santé.
Démarche d'adaptation
- Évaluer les capacités et les contraintes (avec le médecin, l'ergothérapeute, la personne).
- Adapter la tâche (règles, distances), le matériel et l'environnement.
- Maintenir la dimension du plaisir et de la participation sociale.
- Réévaluer régulièrement.
Exemple : sujet paraplégique de 35 ans, programme de fauteuil-basket 2 fois par semaine et renforcement postérieur d'épaule, avec contrôle de la peau. Erreur fréquente : parler à l'accompagnant plutôt qu'à la personne, ou confondre « adapter » et « simplifier à l'excès ».
Rappel : outil pédagogique, jamais un avis médical. Toute situation clinique réelle relève du médecin prescripteur et de l'équipe soignante.
🎯 À retenir
- Loi du 11/02/2005 : le handicap résulte de l'interaction entre altération de fonction et environnement.
- Partir des capacités, adapter règles, matériel et environnement.
- Fauteuil : prévention des escarres et protection des épaules.
- Déficience visuelle : consignes verbales précises, repères sonores et tactiles.
- Déficience intellectuelle : consignes simples, routines, renforcement positif.
- FFH et FFSA : fédérations nationales du handicap physique/sensoriel et du handicap mental/psychique.
⚠️ Erreurs fréquentes
- S'adresser à l'accompagnateur plutôt qu'à la personne.
- Considérer la classification sportive comme un diagnostic médical.
Pour s'entraîner
✅ QCM : Activité physique adaptée et santé 🃏 Fiches
Calculateurs liés
- Dépense énergétique d'une activité (MET)
- Fréquence cardiaque cible (Tanaka et Karvonen)
- Test de marche de 6 minutes : distance théorique et % de la théorique
- Score SPPB (Short Physical Performance Battery)
← Vieillissement, fragilité et prévention des chutes Grossesse, post-partum, enfants et adolescents →