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Traumatismes : membres, rachis, tête et commotion
Ce chapitre traite de la conduite à tenir en premier secours. Les lésions elles-mêmes (entorses, ruptures musculaires, tendinopathies) et la rééducation sont développées dans le module de traumatologie du sport et APA.
Membres : fracture, luxation, entorse suspectées
Signes d'alerte : douleur vive localisée, déformation, impossibilité de bouger ou de prendre appui, gonflement rapide, plaie en regard. Conduite : immobiliser le membre dans la position où il se trouve, éviter tout mouvement, ne pas tenter de réduire une luxation ni de remettre en place un os, alerter ou faire transporter selon la gravité. En cas de plaie avec fracture ouverte, protéger la plaie avec un pansement propre et alerter. Une écharpe ou un support improvisé peut soulager le membre supérieur. La glace n'est qu'un confort (jamais directement sur la peau) et ne remplace ni l'immobilisation ni l'avis médical.
Rachis : suspicion de traumatisme
Situations à risque : chute de hauteur, plongeon en eau peu profonde, collision de rugby, accident de vélo ou d'équitation, choc violent à la tête. Signes : douleur cervicale ou dorsale, fourmillements, perte de sensibilité ou de force. Conduite : ne pas mobiliser, demander à la victime de ne pas bouger, alerter le 15 et suivre ses consignes. Le maintien manuel de la tête relève de la formation pratique (à vérifier dans le référentiel PSC en vigueur). Si la victime est inconsciente et ne respire pas, ou si les voies aériennes ne peuvent être libérées, les gestes vitaux passent avant la protection du rachis. Le retrait d'un casque obéit à des règles précises (à vérifier dans le référentiel PSC et avec le 15).
Tête : plaie, traumatisme crânien, commotion
Tout choc à la tête avec perte de connaissance, confusion, vomissements répétés, convulsions, maux de tête croissants, saignement du nez ou de l'oreille, déficit neurologique ou somnolence anormale nécessite l'appel du 15. La commotion cérébrale (voir module de traumatologie) impose le retrait immédiat du jeu (« en cas de doute, on sort ») et une validation médicale avant tout retour (délais de reprise fixés par les protocoles fédéraux et le médecin, à vérifier). En équipe, une personne est désignée pour juger l'aptitude à la reprise ; l'avis du joueur ne suffit pas.
Dents et yeux
Dent permanente expulsée : la saisir par la couronne, ne pas la frotter, la conserver dans du lait ou une solution adaptée (selon formation), et consulter rapidement un dentiste. Plaie de l'œil ou corps étranger : ne pas frotter ni retirer un corps étranger planté ; protéger et alerter.
Surveillance
Même une blessure d'apparence bénigne impose de surveiller la victime : un traumatisme grave peut s'exprimer tardivement (hématome intracrânien, hémorragie interne). Noter l'heure du choc et celle des symptômes.
Exemple : un gardien de handball percuté à la tête reste hébété. Retrait du jeu, surveillance, appel du 15 si signe de gravité, consultation avant toute reprise. Erreur fréquente : relever la victime « pour voir si elle peut marcher ».
🎯 À retenir
- Fracture/luxation suspectée : immobiliser dans la position trouvée, ne pas réduire.
- Traumatisme du rachis suspecté : ne pas mobiliser, demander de ne pas bouger, alerter le 15 (maintien de la tête : à vérifier dans le PSC).
- Gestes vitaux avant protection du rachis si respiration compromise.
- Commotion : retrait immédiat du jeu, validation médicale avant reprise.
- Surveiller longtemps : les signes graves peuvent apparaître tardivement.
⚠️ Erreurs fréquentes
- Faire marcher ou relever une victime avec douleur cervicale ; retirer un casque sans formation ; tenter de réduire une luxation.
Pour s'entraîner
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