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Protéger, examiner, alerter : 15, 18, 112, 114 et message d'alerte

La chaîne des secours repose sur une logique simple : protéger, alerter, secourir. La première étape protège le secouriste autant que la victime : un secouriste blessé est un deuxième blessé.

Protéger

  • Repérer le danger persistant (circulation, projectile, courant électrique, eau froide, feu, effondrement, foule) et le supprimer ou s'en éloigner.
  • Sécuriser la zone : arrêter le jeu, éloigner les autres pratiquants, désigner quelqu'un pour guider les secours.
  • Ne déplacer une victime que s'il y a un danger vital immédiat que l'on ne peut supprimer (feu, noyade, effondrement). Dans ce cas, le dégagement d'urgence est un geste de dernier recours.

Examiner

On recherche rapidement, dans cet ordre : un saignement abondant, une réponse aux questions simples et à une stimulation, la respiration. Un danger vital (hémorragie, inconscience, arrêt de la respiration) déclenche l'alerte immédiate.

Les numéros

  • 15 : SAMU, régulation médicale (urgence médicale, malaise, arrêt cardiaque).
  • 18 : sapeurs-pompiers (secours à personne, incendie, accident).
  • 112 : numéro d'urgence européen, joignable depuis un mobile, y compris sans crédit ni carte SIM ; oriente vers les services compétents.
  • 114 : numéro d'urgence national pour les personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes ou aphasiques (SMS, visiophonie, tchat ; il ne reçoit pas les appels vocaux).
  • 17 : police ou gendarmerie.
  • 196 : secours en mer (CROSS) depuis un téléphone côtier (à vérifier selon la zone).

Le message d'alerte

Selon la fiche « 4 étapes pour porter secours » de la Croix-Rouge française, on transmet : le numéro depuis lequel on appelle, son nom si on le demande, la nature du problème (malaise, maladie, accident), les dangers éventuels (feu, explosion, effondrement), la localisation exacte, le nombre de personnes concernées, l'état de chacune et ce qui a déjà été fait ; puis on répond aux questions posées. Il se prépare mentalement avant de composer : qui je suis et mon numéro de rappel ; où (adresse précise, nom de la salle, accès, repère) ; quoi (nature de l'événement) ; combien de victimes ; état de la victime (consciente ? respire ?) ; gestes déjà réalisés ; puis on ne raccroche que lorsque le régulateur le demande (consigne usuelle du 15 ; à confirmer dans le référentiel PSC en vigueur). Si possible, on met le téléphone en haut-parleur pour garder les mains libres et recevoir des consignes (le régulateur peut guider la réanimation par téléphone).

En équipe

Désigner une personne par rôle : l'un reste auprès de la victime, l'autre alerte, un troisième va chercher le DAE et guide les secours à l'entrée. Rappeler si l'état change.

Exemple : un joueur de basket s'effondre dans un gymnase. L'éducateur crie « toi, appelle le 15 et reviens me dire ce qu'on te répond ; toi, apporte le DAE ». Erreur fréquente : alerter avec un message vague (« au stade, quelqu'un est tombé ») sans adresse précise ni numéro de rappel.

🎯 À retenir

  • Protéger avant tout : un secouriste blessé aggrave la situation.
  • 15 SAMU, 18 pompiers, 17 police, 112 européen, 114 pour sourds, malentendants et aphasiques (SMS, visio).
  • Message : qui, où, quoi, combien, état, gestes réalisés ; ne pas raccrocher le premier.
  • Répartir les rôles : un auprès de la victime, un alerte, un cherche le DAE, un guide les secours.
  • Le régulateur peut guider les gestes par téléphone (haut-parleur).

⚠️ Erreurs fréquentes

  • Raccrocher avant la fin de l'appel ; donner un lieu imprécis ; oublier un numéro de rappel.

Pour s'entraîner

✅ QCM : Secourisme, sécurité des APS et gestion des risques 🃏 Fiches

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