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Hémorragies : compression, pansement, garrot
Une hémorragie est une perte de sang abondante qui ne s'arrête pas spontanément. Elle menace la vie à court terme car le volume sanguin diminue vite : pâleur, sueurs, soif, malaise, puis perte de connaissance. Elle prime sur toute autre action sauf le danger persistant.
Conduite à tenir
Les étapes 1 à 4 ci-dessous reprennent la fiche « Hémorragie » de la Croix-Rouge française ; la conduite détaillée (dont le garrot) est à confirmer dans le référentiel PSC en vigueur.
- Comprimer directement la plaie sans attendre : si possible, la victime appuie elle-même sur sa plaie ; sinon le secouriste appuie avec la main protégée (gant, sac plastique ou tissu), fort et en continu, sans lâcher.
- Allonger la victime sur le dos et sécuriser les lieux ; se laver les mains ensuite.
- Alerter (ou faire alerter) sans attendre ; si l'on est seul et que l'on doit s'éloigner pour appeler, remplacer la main par un tampon relais.
- Tampon relais : tissu propre qui recouvre entièrement la plaie, maintenu par une bande assez large pour couvrir le tampon et assez longue pour faire au moins deux tours du membre, serrée juste assez pour comprimer sans relancer le saignement. Si le saignement continue, ajouter un second tampon par-dessus ; si cela échoue, reprendre la compression manuelle.
- Si le saignement persiste ou si la compression est impossible (plaie multiple, victimes nombreuses, danger), un garrot peut être posé sur un membre, en amont de la plaie. Le point exact de pose est à vérifier dans le référentiel PSC en vigueur et ne s'improvise pas.
Le garrot
Selon des résumés des recommandations ERC 2025 lus en ligne, le contrôle des hémorragies mettant la vie en danger, y compris par garrot, y est une priorité accrue. Règles usuelles de l'enseignement du secourisme (fiches de formation de sapeurs-pompiers lues en résultats de recherche, à confirmer dans le référentiel PSC) : un garrot se pose uniquement sur un membre, jamais sur une articulation, le cou, le thorax ou l'abdomen ; on serre jusqu'à l'arrêt du saignement ; on note l'heure de pose et on la transmet ; on ne desserre ni ne retire jamais le garrot sans avis médical ; on le laisse visible. Les durées maximales de pose et les modèles de garrots relèvent de la formation spécifique et sont à vérifier dans le référentiel en vigueur.
Cas particuliers
- Saignement de nez : conduite et durée de compression des narines à vérifier dans le référentiel PSC en vigueur (non confirmées par une source lue) ; si le saignement persiste ou suit un choc, avis médical.
- Vomissement ou crachat de sang, sang dans les selles, saignement après chute grave, femme enceinte : alerter le 15 et suivre ses consignes.
- Corps étranger planté : ne pas le retirer ; comprimer autour sans le déplacer.
Exemple sportif : coupure profonde d'un mollet par un crampon ; compression directe immédiate, alerte, surveillance. Erreur fréquente : relâcher la compression « pour regarder » si le saignement a cessé, ce qui relance l'hémorragie.
🎯 À retenir
- Compression directe immédiate, ferme et continue, avec protection du secouriste.
- Alerter sans attendre ; surveiller la victime (pâleur, malaise).
- Garrot sur un membre en cas d'échec ou d'impossibilité de la compression ; noter l'heure (pose précise à vérifier dans le PSC).
- Ne jamais desserrer un garrot sans avis médical ni retirer un corps étranger planté.
- Détails de pose du garrot : à vérifier dans le référentiel PSC en vigueur.
⚠️ Erreurs fréquentes
- Lâcher la compression pour contrôler ; poser un garrot sur une articulation ; le desserrer par peur.
Pour s'entraîner
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