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Prévention des risques et gestion de crise
La prévention des risques est une démarche structurée, pas une série de réflexes. Elle suit une logique : identifier les dangers, évaluer les risques, agir et évaluer l'efficacité des mesures. En sécurité au travail, on parle de document unique ; en sport, la démarche est la même.
Analyse de risque
Pour chaque danger (sol glissant, but instable, eau froide, chaleur), on estime la probabilité d'occurrence et la gravité possible. Le risque se hiérarchise souvent par leur produit, un repère pédagogique (échelle 1 à 4 ou 1 à 5). Exemple : chute d'un agrès, probabilité 2 et gravité 4, criticité 8 ; chute d'un élève en course, probabilité 4 et gravité 1, criticité 4. Le calcul sert à fixer des priorités, non à garantir une sécurité absolue.
Hiérarchie des mesures
- Supprimer le danger (changer d'exercice).
- Réduire à la source (matériel plus bas, tapis supplémentaire).
- Protéger collectivement (mousses, filets, zone de sécurité).
- Organiser (consignes, formation, surveillance, rotation).
- Protéger individuellement (EPI) en dernier recours.
Analyser un accident
On reconstitue les faits sans chercher un coupable : arbre des causes ou méthode des « 5 pourquoi », facteurs humains (fatigue, pression), organisationnels (effectif, consigne), matériels, environnementaux. L'objectif est d'agir sur les causes profondes. Les presque-accidents (« near miss ») sont une précieuse source d'information.
Gestion de crise
Une crise (accident grave, décès, agression, incendie, malaise collectif, canicule) dépasse les capacités habituelles. Principes : sauver d'abord (secours, mise en sécurité), puis organiser (cellule de crise, responsable identifié, circuits de décision), informer les familles, la hiérarchie et les autorités avec des faits vérifiés, communiquer avec prudence (pas de spéculation, un porte-parole unique), tracer les décisions, conserver les éléments utiles à l'enquête (matériel, témoignages). L'accompagnement psychologique des témoins et des encadrants fait partie du dispositif.
Culture de sécurité
Une structure sûre encourage à signaler les anomalies sans sanction, partage les retours d'expérience, forme l'ensemble des acteurs et revoit ses procédures chaque saison. La prévention médicale (certificat, questionnaire de santé, adaptation individuelle) s'articule avec ces mesures.
Exemple : après une chute de poutre en gymnastique, l'équipe constate que le tapis était déplacé et que la consigne n'avait pas été donnée : elle formalise une checklist de mise en place. Erreur fréquente : conclure « faute de l'élève » sans examiner l'organisation.
🎯 À retenir
- Démarche : identifier, évaluer (probabilité × gravité), agir, évaluer l'efficacité.
- Hiérarchie : supprimer, réduire, protection collective, organisation, protection individuelle.
- Analyse d'accident : arbre des causes, facteurs humains, organisationnels, matériels.
- Crise : sauver, organiser, informer, communiquer prudemment, tracer.
- Culture de sécurité : signalement sans sanction et retour d'expérience.
- C : criticité
- P : probabilité (1 à 4)
- G : gravité (1 à 4)
⚠️ Erreurs fréquentes
- Chercher un coupable plutôt qu'une cause ; se reposer sur l'EPI sans réduire le danger à la source.
Pour s'entraîner
✅ QCM : Secourisme, sécurité des APS et gestion des risques 🃏 Fiches
Calculateurs liés
- Minuterie de cycles de RCP (30:2)
- Nombre d'encadrants selon un taux d'encadrement
- Indice de chaleur (formule de régression NWS)
- Refroidissement éolien (température ressentie par grand froid)
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