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Plan d'urgence, protocole d'alerte et trousse de secours
Un plan d'urgence (aussi appelé plan d'organisation des secours) décide à l'avance qui fait quoi, avec quel matériel, vers quel point d'accès. Il prépare l'équipe aux 5 premières minutes, celles où la différence se joue.
Contenu minimal d'un plan d'urgence pour une séance ou une structure
- Adresse exacte du site, points d'accès pour les secours (portail, digicode, ascenseur), lieu de rendez-vous.
- Numéros d'urgence affichés (15, 18, 112, 114) et numéros internes (direction, médecin du club, famille).
- Moyen d'alerte fiable : téléphone chargé, couverture réseau vérifiée, balise ou radio en sortie.
- Rôles : qui alerte, qui prend en charge la victime, qui apporte le DAE, qui accueille les secours, qui gère le groupe.
- Localisation du DAE, de la trousse, de l'eau et du brancard le cas échéant ; vérification périodique.
- Fiche sanitaire des pratiquants mineurs ou vulnérables (allergies, asthme, traitements), accessible et confidentielle.
- Plan d'évacuation incendie et consignes de sécurité du lieu.
En milieu aquatique : le POSS
Les établissements de baignade d'accès payant établissent un plan d'organisation de la surveillance et des secours (POSS) : prévention, planification des secours, procédures d'alarme, mesures d'urgence. Le cadre est donné par le Code du sport ; les numéros d'articles exacts (une note académique lue en résultat de recherche cite les articles D. 322-14 et A. 322-11) sont à vérifier sur Légifrance.
La trousse de secours
Il n'existe pas de liste unique valable partout. Une trousse raisonnable contient, par exemple : gants à usage unique, compresses stériles, pansements adhésifs de tailles variées, bandes, sparadrap, ciseaux, couverture isotherme, solution antiseptique en dosettes, pochette de compresses froides, éventuellement masque de poche pour insufflations. Les contenus réglementés (chantier, ERP, accueil de mineurs) sont fixés par des textes précis ; la composition doit être adaptée à l'activité et vérifiée régulièrement (péremption, quantités).
Les médicaments (antalgiques, anti-inflammatoires, etc.) ne sont pas des produits de trousse de secouriste non médical : leur administration relève du médecin ou de la prescription de l'intéressé.
Registre et déclaration
Noter les accidents : date, heure, circonstances, soins, suites. Déclarer à l'assurance dans les délais du contrat, informer la famille, le chef d'établissement ou la fédération selon le cadre. Le retour d'expérience améliore les pratiques.
Exercices
Un plan qui n'est jamais répété ne marche pas. Organiser au moins un exercice par saison : simulation d'arrêt cardiaque, chronométrage de l'alerte, DAE apporté en moins de 3 minutes (objectif pédagogique à définir par la structure).
Exemple : en sortie VTT en forêt, l'éducateur emporte un téléphone chargé, repère les points d'accès et un point de rendez-vous pour les secours. Erreur fréquente : découvrir au moment de l'accident que le DAE est fermé à clé.
🎯 À retenir
- Plan d'urgence : adresse, accès, numéros, moyen d'alerte, rôles, DAE, trousse.
- POSS pour les baignades d'accès payant (Code du sport, à vérifier sur Légifrance).
- Trousse adaptée à l'activité, contrôlée régulièrement ; pas de médicaments pour le secouriste non médical.
- Fiches sanitaires des mineurs accessibles et confidentielles.
- Registre des accidents, déclaration à l'assurance, retour d'expérience, exercices réguliers.
⚠️ Erreurs fréquentes
- Un DAE verrouillé ou une trousse périmée ; un plan non répété ; donner un médicament sans avis.
Pour s'entraîner
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