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Cours › Secourisme, sécurité des APS et gestion des risques › Accidents spécifiques selon les familles de sports

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Accidents spécifiques selon les familles de sports

Chaque famille d'APS a ses mécanismes de blessure et ses urgences typiques. Connaître le risque, c'est adapter la surveillance, le matériel et le plan d'alerte.

Sports collectifs (football, rugby, basket, handball, volley)

  • Chocs et collisions : traumatismes de la tête, du cou, de l'épaule ; commotions.
  • Entorses de cheville et de genou, lésions musculaires aux sprints.
  • Arrêt cardiaque à l'effort, rare mais dramatique : DAE à proximité, personnel formé.
  • Plaies et dents cassées. Le rugby impose des règles spécifiques sur la commotion et le placement des mêlées (règlement de la fédération concernée à consulter).

Sports aquatiques et nautiques

  • Noyade, hydrocution (syncope lors de l'immersion, froid), hypothermie, plongeon en eau peu profonde (traumatisme du rachis).
  • Voile, canoë-kayak, planche : chavirage, coup de soleil, déshydratation, coup de chaleur, collisions.
  • Gilet de sécurité, surveillance et moyens de communication, connaissance des conditions météo et de l'eau (courants, marée, température).

Sports de nature (course, randonnée, escalade, VTT, ski, alpinisme)

  • Chutes de hauteur, de vélo ou de skis ; fractures ; traumatismes du rachis ; hypothermie ; altitude.
  • Morsure de vipère : alerter le 15 et suivre ses consignes ; la conduite précise (immobilisation, gestes à proscrire) est à valider dans le référentiel PSC en vigueur, non confirmée par une source lue.
  • Piqûres d'insectes : surveiller l'apparition d'une réaction allergique grave et alerter (retrait de l'aiguillon : à valider dans le référentiel PSC).
  • Isolement : alerte difficile ; prévoir un moyen de localisation (téléphone, balise, coordonnées).

Sports de combat et d'opposition (judo, boxe, lutte, escrime)

  • Chocs à la tête, KO, commotions ; étranglements et pertes de connaissance ; luxations de l'épaule et du coude ; plaies de l'arcade.
  • Règle de prudence communément appliquée dans les protocoles fédéraux (à vérifier dans le règlement de la fédération concernée) : un sportif qui a été mis KO ou qui a perdu connaissance ne reprend pas et doit être examiné par un médecin.
  • Pour les arts martiaux, la protection du matériel (tatami, protections) et l'arrêt immédiat des clés douloureuses au signal de la personne (le « tap ») sont essentiels.

Sports de force et gymnastique

Écrasement, chute de barre, lombalgies aiguës : parade, collier de sécurité, tapis de réception, chaîne de sécurité sur les appareils.

Enfants et adolescents

Le public scolaire a des besoins spécifiques : surveillance rapprochée, adaptation du matériel, gestion des chutes, communication avec la famille.

Exemple : en escalade en salle, la chute au sol après un mauvais assurage est l'accident typique ; l'encadrant vérifie systématiquement le nœud et l'assurage (« contrôle croisé »). Erreur fréquente : traiter un KO comme « un coup de bambou » sans examen médical.

🎯 À retenir

  • Sports collectifs : collisions, commotions, entorses, arrêt cardiaque à l'effort.
  • Aquatique/nautique : noyade, hydrocution, hypothermie, rachis lors de plongeons.
  • Nature : chutes, hypothermie, altitude, morsures, isolement et difficulté d'alerte.
  • Combat : un KO ou une perte de connaissance conduit en général à l'interdiction de reprise sans examen médical (règlements fédéraux).
  • Adapter la surveillance, le matériel et le plan d'alerte au risque de la discipline.

⚠️ Erreurs fréquentes

  • Banaliser un KO ; négliger le moyen d'alerte en milieu isolé ; improviser sur une morsure sans suivre les consignes du 15.

Pour s'entraîner

✅ QCM : Secourisme, sécurité des APS et gestion des risques 🃏 Fiches

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