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Addictions (tabac, alcool, cannabis, écrans, paris) et conduites dopantes
Une addiction est une perte de contrôle de l'usage d'un produit ou d'un comportement, malgré les conséquences négatives. On distingue usage (sans dommage), usage à risque, usage nocif et dépendance (classifications CIM-11 et DSM-5).
Tabac
Selon le Baromètre de Santé publique France 2024 (18-79 ans, publié en octobre 2025), 24,0 % des adultes fument et 17,4 % fument quotidiennement ; sur le périmètre comparable des 18-75 ans de France hexagonale, on passe de 25 % de fumeurs quotidiens en 2021 à 18 % en 2024, avec une méthode d'enquête modifiée (comparaison à interpréter avec prudence). Chez les 18-75 ans, le tabagisme quotidien est passé de 28,6 % en 2014 à 18,2 % en 2024, soit environ 4 millions de fumeurs quotidiens en moins (communiqué de Santé publique France, octobre 2025).
Alcool
Les repères de consommation à moindre risque en France (Santé publique France et Institut national du cancer, 2017) : pas plus de 10 verres standard par semaine, pas plus de 2 par jour, et des jours sans consommation. Un verre standard contient environ 10 g d'alcool pur. Le risque n'est jamais nul. Les chiffres de mortalité attribuable à l'alcool et au tabac sont à consulter dans les publications récentes de Santé publique France et de l'OFDT ; l'OFDT cite, pour l'édition 2025 de ses chiffres clés (relayée par la presse, non relue sur ofdt.fr), une consommation d'alcool en baisse depuis 2014 et environ 900 000 usagers quotidiens de cannabis.
Cannabis, écrans, paris
- Cannabis : produit illicite le plus consommé en France (OFDT) ; effets sur la mémoire, l'attention et la motivation chez les jeunes.
- Écrans et jeux vidéo : le trouble du jeu vidéo est reconnu dans la CIM-11 de l'OMS (2019). L'enjeu est l'usage problématique, pas le temps seul.
- Jeux d'argent et paris sportifs : régulés en France par l'Autorité nationale des jeux (ANJ) ; risque de jeu excessif plus marqué chez les jeunes hommes. Les outils d'auto-exclusion existent.
Conduites dopantes
On distingue le dopage (réglementé par le Code mondial antidopage de l'AMA et le Code du sport) des conduites dopantes : consommation de substances pour affronter un obstacle (performance, examen, douleur), y compris en pratique de loisir. Le sportif amateur peut recourir à des compléments contaminés ou à des médicaments détournés. La prévention repose sur l'information, le repérage des facteurs de vulnérabilité et l'orientation vers des structures dédiées (par exemple les antennes médicales de prévention du dopage, à vérifier).
Prévention
Les stratégies les plus efficaces combinent prix, réglementation (loi Evin de 1991 pour alcool et tabac), renforcement des compétences psychosociales dès l'enfance et repérage précoce avec intervention brève.
🎯 À retenir
- Tabac 2024 : 24,0 % de fumeurs et 17,4 % de fumeurs quotidiens chez les 18-79 ans (Santé publique France).
- Repères alcool : maximum 10 verres par semaine, 2 par jour, jours sans alcool.
- Un verre standard contient environ 10 g d'alcool pur.
- Cannabis : produit illicite le plus consommé en France (OFDT).
- Jeu vidéo : trouble reconnu dans la CIM-11 de l'OMS.
- Conduites dopantes ≠ dopage compétitif : elles existent aussi en loisir.
⚠️ Erreurs fréquentes
- Réduire l'addiction à la quantité consommée plutôt qu'à la perte de contrôle et aux conséquences.
- Penser que le dopage ne concerne que les sportifs de haut niveau.
Pour s'entraîner
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Calculateurs liés
- Risque relatif, odds ratio et différence de risque (tableau 2x2)
- Sensibilité, spécificité et valeurs prédictives selon la prévalence
- Incidence cumulée, densité d'incidence et prévalence
- Standardisation directe sur l'âge (3 classes)
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