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Appareil respiratoire : voies aériennes, poumons, plèvre, diaphragme
L'appareil respiratoire comprend les voies aériennes supérieures (fosses nasales, pharynx, larynx) et inférieures (trachée, bronches, bronchioles, alvéoles). La physiologie des échanges est abordée ailleurs ; ici, on décrit l'anatomie.
Voies aériennes
Le larynx contient les cordes vocales et se prolonge par la trachée (environ 10 à 12 cm, formée d'anneaux cartilagineux en forme de C ouverts vers l'arrière). Elle se divise à la carène en deux bronches souches. La bronche souche droite est plus large, plus courte et plus verticale : un corps étranger inhalé s'y engage plus souvent. Les divisions successives (une vingtaine de générations) aboutissent aux alvéoles, tapissées de pneumocytes de type I (échanges) et II (surfactant). La surface d'échange est de l'ordre de 70 m² (ordre de grandeur classique).
Poumons
Le poumon droit a trois lobes (supérieur, moyen, inférieur) séparés par deux scissures ; le poumon gauche a deux lobes (supérieur, inférieur), une scissure, et une échancrure cardiaque qui laisse place au cœur. Chaque lobe est divisé en segments bronchopulmonaires. Le hile contient bronche, artère et veines pulmonaires.
Plèvre
La plèvre est une séreuse à deux feuillets : le feuillet viscéral colle au poumon et le feuillet pariétal tapisse la paroi thoracique, le diaphragme et le médiastin. Entre eux, la cavité pleurale virtuelle contient un film de liquide et une pression inférieure à la pression atmosphérique, qui maintient le poumon déployé. Si de l'air entre dans la cavité (pneumothorax), le poumon se rétracte.
Muscles et cage thoracique
Le diaphragme, innervé par le nerf phrénique (racines C3 à C5), est le principal muscle inspiratoire ; il perce trois orifices : veine cave inférieure (≈ T8), œsophage (≈ T10), aorte (≈ T12). Les intercostaux externes, les scalènes et le sterno-cléido-mastoïdien sont inspiratoires (les deux derniers surtout à l'effort). L'expiration est passive au repos et devient active à l'effort par les abdominaux et les intercostaux internes. Les 12 paires de côtes, le sternum et les 12 vertèbres thoraciques forment la cage thoracique.
Exemple sportif. Les rameurs, nageurs et haltérophiles sollicitent fortement muscles respiratoires et cage thoracique ; une fracture de côte douloureuse limite la ventilation. Un pneumothorax spontané touche surtout des sujets grands et minces ; une douleur thoracique brutale avec dyspnée exige un avis médical.
🎯 À retenir
- Trachée : anneaux en C, division à la carène.
- Bronche souche droite plus verticale : corps étrangers plus fréquents.
- Poumon droit : 3 lobes ; gauche : 2 lobes + échancrure cardiaque.
- Plèvre : feuillets viscéral et pariétal ; pression intrapleurale subatmosphérique.
- Diaphragme : nerf phrénique C3-C5.
- Expiration passive au repos, active à l'effort.
- Alvéoles : pneumocytes I (échanges) et II (surfactant).
⚠️ Erreurs fréquentes
- Penser que les poumons sont des muscles : ils se déplacent passivement sous l'action de la cage et du diaphragme.
- Dire que le poumon gauche est plus grand : il est un peu plus petit à cause du cœur.
Pour s'entraîner
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