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Ventilation, échanges gazeux et transport des gaz
La respiration comprend la ventilation (mouvement d'air), les échanges alvéolo-capillaires, le transport sanguin et les échanges tissulaires (respiration cellulaire). La ventilation de repos est d'environ 12-16 cycles/min pour un volume courant (VT) de 500 mL, soit un débit ventilatoire (VE) de 6-8 L/min.
Mécanique
L'inspiration est active (diaphragme, intercostaux externes) ; l'expiration de repos est passive (retour élastique). À l'effort, les muscles expiratoires (abdominaux) interviennent. Volumes : capacité vitale (CV ~4-5 L), volume résiduel, capacité pulmonaire totale (~6 L). Le VEMS (volume expiré en 1 s) rapporté à la CV (rapport de Tiffeneau, normal > ~70 %) est la mesure de base des syndromes obstructifs, interprétée par un médecin.
Espace mort et ventilation alvéolaire
Seul l'air atteignant les alvéoles échange. L'espace mort anatomique vaut environ 150 mL (~2 mL/kg). La ventilation alvéolaire : V̇A = (VT − VD) × f. Respirer plus lentement et plus profondément est plus efficace que respirer superficiellement et vite.
Échanges gazeux
Les gaz diffusent selon leur gradient de pression partielle (loi de Fick, membrane alvéolo-capillaire de moins d'1 µm). PO₂ alvéolaire ≈ 100 mmHg, PO₂ du sang veineux mêlé ≈ 40 mmHg ; PCO₂ artérielle ≈ 40 mmHg. Le rapport ventilation/perfusion (V/Q) idéal est voisin de 0,8-1 ; ses inégalités (base vs sommet) expliquent une part des échanges imparfaits. À l'effort intense, une limitation de diffusion et une hypoxémie artérielle peuvent apparaître chez des sujets très entraînés.
Transport du CO₂
Dissous (~5-10 %), sous forme de carbamino-hémoglobine (~20-30 %) et surtout sous forme de bicarbonates (~70 %) via l'anhydrase carbonique : CO₂ + H₂O ⇌ H₂CO₃ ⇌ H⁺ + HCO₃⁻.
Régulation
Le centre respiratoire bulbaire (générateur du rythme) est modulé par les chémorécepteurs centraux (sensibles à la PCO₂/pH du liquide céphalorachidien) et périphériques (carotidiens, aortiques ; sensibles surtout à l'hypoxie marquée). C'est donc le CO₂, et non le manque d'O₂, qui fixe l'essentiel du rythme ventilatoire. À l'effort, la ventilation augmente de façon anticipée (commande centrale, afférences musculaires) puis est affinée par les chémorécepteurs.
🎯 À retenir
- VE = VT × f ; repos ≈ 6-8 L/min.
- V̇A = (VT − VD) × f, VD ≈ 150 mL.
- Respiration lente et profonde = meilleure ventilation alvéolaire que superficielle et rapide.
- Échanges par diffusion selon le gradient de pression partielle.
- CO₂ surtout transporté sous forme de bicarbonates (~70 %).
- La PCO₂ est le principal stimulus ventilatoire ; l'hypoxie agit surtout si elle est marquée.
- V̇A : ventilation alvéolaire (mL/min)
- VT : volume courant (mL)
- VD : espace mort (mL)
- f : fréquence respiratoire (cycles/min)
⚠️ Erreurs fréquentes
- Confondre ventilation totale (VE) et ventilation alvéolaire efficace.
- Croire que l'hyperventilation « apporte plus d'O₂ » : elle abaisse surtout la PCO₂ (alcalose respiratoire).
Pour s'entraîner
✅ QCM : Physiologie humaine générale 🃏 Fiches
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