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L1

Système nerveux central et autonome

Le système nerveux se divise en central (encéphale, moelle épinière) et périphérique (nerfs, ganglions). Fonctionnellement, on distingue la voie sensitive (afférente), la voie motrice somatique (volontaire) et le système nerveux autonome (SNA, viscéral).

Organisation centrale

  • Cortex : aires motrices (précentrale), sensitives (postcentrale), associatives, préfrontales.
  • Cervelet : coordination, précision, apprentissage moteur.
  • Noyaux gris centraux : sélection et initiation du mouvement.
  • Tronc cérébral : centres cardio-respiratoires, éveil.
  • Hypothalamus : intégrateur de l'homéostasie (température, faim, soif, rythmes, axes endocriniens).
  • Moelle épinière : relais, réflexes (réflexe myotatique monosynaptique).

Synapse

L'arrivée du potentiel d'action ouvre des canaux calciques, libère un neurotransmetteur (acétylcholine, glutamate excitateur, GABA inhibiteur, noradrénaline, dopamine, sérotonine) qui se fixe à des récepteurs post-synaptiques. La jonction neuromusculaire utilise l'acétylcholine sur récepteurs nicotiniques.

Système nerveux autonome

Deux branches antagonistes et complémentaires :

  • Sympathique (thoraco-lombaire, noradrénaline sur récepteurs α et β, médullosurrénale libérant l'adrénaline) : « combat ou fuite » ; hausse de FC, contractilité, bronchodilatation, vasoconstriction viscérale, mobilisation de glucose.
  • Parasympathique (crânio-sacré, nerf vague X, acétylcholine sur récepteurs muscariniques) : ralentit le cœur, stimule la digestion, repos.

Au repos le tonus vagal domine : la FC de repos du sinus (~100 bpm intrinsèque) est abaissée à 60-70 bpm. Chez l'endurant, le tonus vagal accru explique en grande partie la bradycardie de repos. Au début de l'effort, le retrait vagal élève la FC jusqu'à ~100 bpm, puis l'activation sympathique prend le relais.

Le contrôle moteur combine commande volontaire, réflexes et programmes centraux (marche). La plasticité synaptique soutient l'apprentissage. Voir aussi le module de neurosciences pour l'apprentissage moteur.

Unité motrice et recrutement

Un motoneurone α et les fibres musculaires qu'il innerve forment une unité motrice. Selon le principe de taille de Henneman, les petites unités motrices (fibres lentes, peu fatigables) sont recrutées en premier, puis les plus grosses (fibres rapides) quand la force demandée augmente. Les adaptations neurales (recrutement, synchronisation, fréquence de décharge) contribuent beaucoup aux gains de force des premières semaines d'entraînement, avant l'hypertrophie. Les propriocepteurs (fuseaux neuromusculaires, organes tendineux de Golgi) renseignent en continu le système nerveux sur la longueur et la tension du muscle.

🎯 À retenir

  • SNC = encéphale + moelle ; SNP = nerfs et ganglions.
  • Hypothalamus : intégrateur de l'homéostasie et lien nerveux-endocrinien.
  • Sympathique : noradrénaline, adrénaline, mobilisation ; parasympathique : acétylcholine, repos et digestion.
  • Le nerf vague (X) ralentit le cœur ; le tonus vagal domine au repos.
  • Jonction neuromusculaire : acétylcholine sur récepteurs nicotiniques.
  • Début d'effort : retrait vagal puis activation sympathique.

⚠️ Erreurs fréquentes

  • Penser que le sympathique « s'allume » seul à l'effort : le retrait parasympathique explique la première phase de hausse de la FC.
  • Confondre récepteurs nicotiniques (jonction neuromusculaire, ganglions) et muscariniques (organes cibles parasympathiques).

Pour s'entraîner

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