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Système endocrinien : axes hormonaux et métabolisme

Les hormones sont des messagers chimiques sécrétés dans le sang, qui agissent sur des cellules cibles porteuses de récepteurs. On distingue les hormones peptidiques et amines hydrosolubles (récepteurs membranaires, seconds messagers) et les hormones stéroïdes ou thyroïdiennes (récepteurs intracellulaires/nucléaires, action sur l'expression des gènes).

Axes hypothalamo-hypophysaires

L'hypothalamus commande l'hypophyse. Posthypophyse : ADH et ocytocine. Antéhypophyse : ACTH, TSH, FSH, LH, GH, prolactine.

  • Axe corticotrope : CRH, ACTH, cortisol (surrénale). Hormone du stress, sécrétion pulsatile avec pic matinal ; catabolisante, hyperglycémiante, anti-inflammatoire.
  • Axe thyréotrope : TRH, TSH, T3/T4 (thyroïde) : métabolisme basal, thermogenèse. Dysfonctionnements : hyper- ou hypothyroïdie (diagnostic médical).
  • Axe gonadotrope : GnRH, LH/FSH, testostérone (testicule) ou œstrogènes/progestérone (ovaire, cycle de ~28 jours). Anabolisme musculaire, os, libido.
  • GH : sécrétée par pics (sommeil profond, exercice intense), stimule l'IGF-1 hépatique, croissance et lipolyse.

Pancréas endocrine et glycémie

Les cellules β des îlots de Langerhans sécrètent l'insuline (hypoglycémiante : captation de glucose par le muscle et le tissu adipeux via GLUT4, glycogénogenèse, lipogenèse). Les cellules α sécrètent le glucagon (hyperglycémiant : glycogénolyse et néoglucogenèse hépatiques). Au repos, la glycémie à jeun normale est d'environ 0,7-1,1 g/L (3,9-6,1 mmol/L) ; une glycémie à jeun ≥ 1,26 g/L (7,0 mmol/L), confirmée sur deux dosages, est le seuil diagnostique usuel du diabète (critères OMS/ADA/HAS, à confirmer médicalement).

Adrénaline et noradrénaline

Libérées par la médullosurrénale ; augmentent FC, contractilité, glycogénolyse, lipolyse.

À l'exercice

Insuline en baisse, glucagon, catécholamines, cortisol et GH en hausse : la glycémie est maintenue malgré la forte consommation. La contraction musculaire recrute GLUT4 à la membrane indépendamment de l'insuline, et la sensibilité du muscle à l'insuline reste accrue plusieurs heures après l'effort, ce qui explique l'intérêt de l'activité physique dans le diabète de type 2 et la nécessité d'ajuster le traitement chez le diabétique de type 1 (suivi médical). Un surentraînement ou un déficit énergétique durable perturbent l'axe gonadotrope (aménorrhée du sportif, RED-S) : consulter.

🎯 À retenir

  • Hormones peptidiques : récepteurs membranaires ; stéroïdes et thyroïdiennes : récepteurs intracellulaires.
  • Hypothalamus, hypophyse, glande périphérique : rétrocontrôle négatif.
  • Cortisol : stress, catabolisant, hyperglycémiant, pic matinal.
  • Insuline (cellules β) hypoglycémiante ; glucagon (cellules α) hyperglycémiant.
  • La contraction musculaire recrute GLUT4 indépendamment de l'insuline.
  • GH : pics nocturnes et à l'effort, via l'IGF-1.

⚠️ Erreurs fréquentes

  • Penser que le cortisol est « mauvais » : il est indispensable à l'adaptation à l'effort ; c'est l'excès chronique qui pose problème.
  • Négliger l'heure du prélèvement : cortisol et testostérone ont un rythme nycthéméral (dosage le plus souvent le matin), et certains dosages exigent d'être à jeun ; suivre la prescription médicale.

Pour s'entraîner

✅ QCM : Physiologie humaine générale 🃏 Fiches

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