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Correspondances entre anatomie et pathologies sportives fréquentes
Connaître la position d'un organe, d'un nerf ou d'un vaisseau permet de comprendre pourquoi une blessure donne tel symptôme. Ce chapitre associe structures et situations rencontrées en STAPS ; il ne remplace pas un diagnostic médical.
| Situation | Structure anatomique | Signe d'alerte |
|---|---|---|
| Luxation antéro-inférieure de l'épaule | Nerf axillaire (C5-C6) | Perte de sensibilité du moignon de l'épaule, déficit du deltoïde |
| Fracture de la diaphyse humérale | Nerf radial dans la gouttière humérale | Main « tombante » |
| Canal carpien (cyclisme, travail manuel) | Nerf médian | Fourmillements pouce-index-majeur, faiblesse du pouce |
| Compression au coude (cyclistes, lanceurs) | Nerf ulnaire | Engourdissement annulaire-auriculaire |
| Hernie discale L5-S1 | Racine S1 | Douleur sciatique vers le bord latéral du pied, réflexe achilléen diminué |
| Fracture de la tête de la fibula | Nerf fibulaire commun | Pied tombant, dos du pied insensible |
| Contusion de l'hypochondre gauche | Rate (côtes 9-11) | Douleur, pâleur, malaise, éventuellement douleur d'épaule gauche |
| Fracture de côtes | Plèvre et poumon sous-jacents | Douleur à l'inspiration, dyspnée, risque de pneumothorax |
| Chute sur le poignet | Scaphoïde | Douleur de la tabatière anatomique |
| Hernie inguinale (efforts à glotte fermée) | Canal inguinal | Tuméfaction du pli de l'aine, douleur à l'effort |
| Effort intense en chaleur | Muscle squelettique, reins | Urines foncées, douleurs diffuses : suspicion de rhabdomyolyse |
| Syncope à l'effort chez le jeune | Cœur : cardiomyopathie, coronaire anormale, canalopathie | Perte de connaissance à l'effort : avis cardiologique avant reprise |
| Thrombose veineuse profonde | Veines profondes du mollet | Mollet gonflé, douloureux, chaud ; urgence si essoufflement soudain |
Raisonnement type
Face à un symptôme, on relie : (1) la région touchée (repère de surface), (2) les structures sous-jacentes (os, nerf, vaisseau, organe), (3) le mécanisme (choc direct, étirement, compression, charge répétée) et (4) les signes de gravité (douleur thoracique, perte de connaissance, saignement abondant, déficit neurologique, fièvre, urine sanglante). Quand un signe de gravité existe, la conduite est l'appel des secours (15 ou 112 en France), non l'évaluation par l'éducateur.
Pour l'enseignant en APA, l'enjeu est de savoir quand ne pas continuer la séance, de transmettre une description précise au médecin et d'adapter l'activité sans aggraver la lésion.
🎯 À retenir
- Une blessure se lit en croisant région, structures, mécanisme et signes de gravité.
- Les nerfs superficiels (axillaire, radial, ulnaire, fibulaire) sont vulnérables près des os.
- Rate, foie, reins : traumatismes abdominaux à ne pas banaliser.
- Syncope ou douleur thoracique à l'effort : arrêt immédiat et avis médical.
- Rhabdomyolyse : urines foncées après effort inhabituel.
- L'éducateur décrit et oriente ; il ne diagnostique pas.
⚠️ Erreurs fréquentes
- Poursuivre l'exercice « pour tester » après un déficit neurologique ou un malaise.
- Attribuer toute douleur d'épaule gauche à l'articulation : elle peut être projetée depuis la rate ou le cœur.
Pour s'entraîner
✅ QCM : Anatomie des systèmes et histologie 🃏 Fiches
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